En France, l'oligarchie est au pouvoir - Y. Blot

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franciaoligarchiaOligarchie « classique » et oligarchie pure

Lorsque j’ai écrit « l’Oligarchie au Pouvoir », aux éditions Economica en 2011, la France était une oligarchie classique qui se présentait officiellement comme une démocratie. J’entends par « classique » le fait qu’il y avait une alternance entre la droite et la gauche qui, à l’époque, n’avaient pas les mêmes programmes. Aujourd’hui, avec l’élection du président Emmanuel Macron et de sa majorité absolue au parlement, l’oligarchie a gagné en « pureté ». Le peuple est totalement exclu, ou presque, de la représentation nationale. On ne compte dans les députés du parti de Macron, « En marche », que des représentants des classes dirigeantes. Les ouvriers ne sont représentés que par 2 personnes sur les 350 députés de « la République en Marche » qui soutiennent le président Macron. Les hauts fonctionnaires, les banquiers, les cadres supérieurs et professions libérales ont la majorité absolue au parlement. Mais ce n’est pas le cas dans le pays. Par rapport aux inscrits sur les listes électorales, le parti du président n’obtient le soutien que 18%  des citoyens. 51%  se sont abstenus. Combien de temps pourra résister un parti qui a une base sociologique aussi réduite ?

Les différentes sortes d’oligarques

En théorie, la France est une démocratie. On croit que le pouvoir exécutif appartient aux ministres et le pouvoir législatif aux parlementaires. Formellement, tout cela est exact. J’ai découvert la réalité lorsque je suis devenu parlementaire[1] : les députés sont soumis aux hauts fonctionnaires. Par exemple, j’avais conclu en 1986 avec le ministre de l’artisanat Georges Chavannes un accord pour réduire les droits de succession sur les petites entreprises. Ce devait être un amendement au projet de loi du Gouvernement à ce sujet. Pendant le débat nocturne avec 20 députés en séance, dont 15 de la majorité, un homme est entré dans la salle des séances plénières, l’hémicycle. Il n’était ni député ni ministre mais haut fonctionnaire. Il a dit au ministre : « je vous interdit de mettre cet amendement aux voix.  Vous ne « tenez » pas vos députés (sic : formule très vulgaire). Puis il est ressorti. Le ministre m’a dit : « je suis obligé d’obéir. C’est le directeur du cabinet du ministre des finances ». Ainsi un haut fonctionnaire, bien sûr mandaté par son ministre, donnait des ordres à un ministre dans la salle des séances et interdisait aux députés de voter sur un amendement. Qui a le pouvoir réel?

Même les ministres sont soumis à l’administration. Le ministre du budget Alain Juppé avait réuni une dizaine de députés autour de lui pour lui proposer des réformes fiscales. Il dit : faites des propositions, mon adjoint de la direction générale des impôts triera les propositions et nous en choisirons trois pour cette année. On fit 40 propositions. Le ministre était content et dit à son conseiller : quelles sont les propositions de réforme que nous pouvons retenir cette année ? Le conseiller haut fonctionnaire a répondu : « aucune monsieur le ministre, car elles ne sont pas conformes à la doctrine de notre direction générale des impôts » ! Le ministre, interloqué, dit alors : « c’est votre réaction de technicien. Je la respecte, mais dans une semaine, je suis sûr que vous me proposerez trois réformes parmi toutes les propositions faites par les députés. » La réponse fut cinglante : « certainement pas monsieur le ministre ! » Alors je suis allé voir le ministre pour lui demander de ne pas tenir compte de ce refus. Juppé m’a répondu : « tu n’as pas le droit de me dire cela car, comme moi, tu as fait l’Ecole Nationale d’Administration et tu sais comment fonctionne l’Etat. Les autres députés sont nuls car ils n’ont pas été dans notre école. Tu sais bien que si je n’obéis pas à la direction générale des impôts, je ne piloterai plus rien dans ce ministère ! »

Pire encore, le président de la république lui-même se soumet à l’administration et à ses syndicats. En 2012, il a voulu faire une révision générale des politiques publiques (RGPP). Le but était d’examiner les missions de l’Etat et de voir quels moyens y étaient affectés afin de faire des économies. Pour cela des inspecteurs généraux devaient aller dans chaque ministère et proposer des réformes. Au ministère de l’éducation, les directeurs du ministère refusèrent de recevoir les inspecteurs et d’ouvrir leurs dossiers. Les inspections allèrent voir le Premier ministre puis le président de la république pour briser cette résistance. Le pouvoir dit alors : on a assez de problèmes comme cela. Le ministère et ses syndicats vont mettre les professeurs et les élèves dans la rue et il y aura des affrontements avec la police. Renonçons à notre réforme pour ce ministère.

Voilà quelques exemples des pouvoirs de l’oligarchie administrative qui bloque les réformes de gouvernements de droite comme de gauche depuis des années.

Il y a les oligarchies administratives et syndicales. Il y a aussi les oligarchies médiatiques ! En général, les médias ont surtout un droit de véto sur les réformes. Par exemple, le ministre des transports Thierry Mariani avait proposé de prendre les empreintes génétiques des migrants pour connaître leur identité et mieux contrôler les frontières. Le président Nicolas Sarkozy avait été tenté par cette réforme qui s’inspirait du Royaume Uni, pays indiscutablement démocratique. Les médias ont commencé une campagne diffamatoire disant que la génétique rappelait les nazis et que contrôler les immigrés de cette façon violait les droits de l’homme. Le président a eu peur et a renoncé à sa réforme, qui était d’inspiration britannique et non nazie !

Les pressions de l’administration, des syndicats, des médias et des associations non élues au suffrage universel, sont telles que les gouvernements préfèrent céder quitte à décevoir leurs électeurs. Résultat : de plus en plus d’électeurs s’abstiennent (51%  aux dernières élections législatives française) ou votent pour des partis populistes.

2/ l’idéologie des réseaux oligarchiques

Tous ces réseaux oligarchiques qui détiennent le pouvoir réel en Europe occidentale ont une idéologie commune, le mondialisme. Ils acceptent de renoncer à l’indépendance nationale pour plaire à la puissance tutélaire qui a colonisé l’Europe occidentale depuis 1945, les Etats Unis d’Amérique. Or l’Amérique elle-même est une oligarchie et non une démocratie. C’est l’opinion du juge Roberts, le président de la Cour Suprême qui a eu le courage de le dire lors du vote sur la mariage homosexuel. En effet, de nombreux référendums dans les états fédérés avaient montré que des millions de citoyens étaient hostiles au mariage homosexuel, prôné par les oligarques des médias, du cinéma ou de la presse et de la haute administration. Mais les associations d’homosexuels, ultra minoritaires, portèrent plainte devant les tribunaux, alléguant que ces décisions portaient atteinte au principe d’égalité de tous. A une seule voix de majorité sur neuf juges, la Cour suprême fédérale a légalisé le mariage homosexuel. L’avis d’un juge pesait plus lourd que celui de millions de citoyens qui avaient voté contre ! Ce jour-là, le président de la Cour suprême, lui-même hostile au mariage homosexuel, déclara que les USA  n’étaient plus une démocratie puisque quelques juges  pouvaient arbitrairement faire la loi à l’encontre de la volonté des citoyens sans que le texte de la Constitution ne le justifie.

L’oligarchie américaine a imposé sa philosophie à l’Europe occidentale : rejet de toute référence au christianisme, domination de l’argent sur les valeurs morales, règne des masses et marginalisation des personnalités, idolâtrie de la technique au détriment de toute forme d’enracinement. C’est ce que le philosophe Heidegger appelle « le Gestell », la dictature de l’utilitarisme. Cette oligarchie au service des pouvoirs mondialistes, notamment financiers impose le rejet du christianisme, des traditions, du patriotisme, et prône l’immigration de masse sans limites, l’élévation de tous les caprices sexuels au niveau des droits de l‘homme, la dictature des experts contre la volonté du peuple, et nous prépare un monde véritablement inhumain.

Les forces de résistance

L’idéologie des classes dirigeantes n’est pas partagée par l’ensemble des classes de la société. Lorsque le gouvernement socialiste du président Hollande a voulu faire voter par le parlement la loi sur « le mariage pour tous », c’est-à-dire sur le mariage des homosexuels, 37 associations fondèrent un collectif, la manif pour tous qui organisa plusieurs manifestations de rue dont l’une aurait atteint un million de personnes. De plus, une pétition de plus de 700 000  signatures a été adressée en 2013 au Conseil économique et social et environnemental. Le président, le franc-maçon Jean-Paul Delevoye a refusé de prendre en compte cette pétition, décision cassée par le tribunal administratif. La décision du tribunal n’a d’ailleurs rien changé à l’attitude de cette assemblée aux mains de puissants réseaux discrets.

Aux élections, plusieurs partis politiques dit « populistes » s’opposent à l’idéologie de l’arraisonnement utilitaire qui regroupe principalement le parti du président « la République en marche », le parti socialiste, une grande partie du parti modéré de droite « les Républicains ». Ces partis hostiles à la mondialisation sont, à gauche, le parti communiste et la « France insoumise » de Jean-Luc Mélenchon. A droite, il s’agit de « debout la France » (Gaulliste) et du Front National. Ces partis regroupent 45,5% au premier tour des élections présidentielles. Avec 23% d’abstentions, on atteint près de 70%  contre 30%  en faveur de l’idéologie mondialiste des classes dirigeantes.

La structure par âge de l’électorat montre que les partis proches de l’idéologie des classes dirigeantes, les Républicains et le parti socialiste ont un électorat âgé, seul « la République en marche faisant exception. Les jeunes de 18 à 24 ans ont voté pour Mélenchon (30%) et pour Marine Le Pen (21%). Les ouvriers ont voté à 37%  pour le FN et 24%  pour Mélenchon.

Ainsi, le sociologue Guilluy évalue à 60%  la France périphérique qui souffre du chômage, de l’immigration de masse et de l’insécurité, France majoritaire et qui ne se retrouve pas dans l’idéologie de l’oligarchie.

L’échec du régime de la pure démocratie représentative

Les médias, les députés et les partis politiques font l’objet d’une défiance générale : 73% des Français n’ont pas confiance dans les médias, pensent qu’ils font de la propagande, mentent et censurent la réalité. 74%  n’ont pas confiance dans les députés. 89%  n’ont pas confiance dans les partis politiques et jugent que les chefs de ces partis sont incompétents et sans moralité.

La défiance à l’égard des syndicats et de l’Union européenne touche les deux tiers des citoyens selon les enquêtes IPSOS auxquelles nous nous référons.  La méfiance envers les banques, la justice et les grandes entreprises concerne un citoyen sur deux. 

Par contre, les Français font confiance à l’armée (84%), la police (77%) et les petites et moyennes entreprises. Parmi les élus, seuls les maires ont une bonne côte de confiance (66%) 

L’envers de cette méfiance est que les Français demandent plus d’autorité (88%) et 85%  disent qu’on a besoin d’un vrai chef pour remettre de l’ordre. 

65%  des Français pensent que les politiques sont majoritairement corrompus, 84%  pensent que les hommes politiques agissent pour leurs intérêts personnels et pas dans l’intérêt des Français. On comprend alors le taux d’abstention énorme (51%) aux dernières élections législatives. 

78%  trouvent que leurs idées ne sont pas représentés et que la démocratie représentative fonctionne mal. 

70%  voudraient être consultés lors de référendums (démocratie directe). 

La démocratie directe, remède aux défauts du système oligarchique

Le seul moyen d’éviter la confiscation du pouvoir par l’oligarchie dirigeante est de donner directement la parole au peuple. C’était la conviction du général de Gaulle qui commença à introduire prudemment le référendum dans la constitution de 1958  (article 11 et article 89). L’expérience des pays qui ont adopté la démocratie directe, pleinement comme la Suisse et le Liechtenstein, partiellement comme aux Etats-Unis (dans 26 Etats fédérés sur 50), en Allemagne (au niveau des Länder) et en Italie (référendum abrogatoire au niveau national) montre que les référendums ne donnent pas les mêmes résultats que les votes des parlements.

J’ai expérimenté ce fait lors d’élections à Calais lorsque j’étais député gaulliste à l’Assemblée Nationale. Je suis entré avec quelques militants dans un café des quartiers ouvriers de Calais. Le patron du café se mit à rire et me dit : « Vous n’avez pas de chances ici ; notre café est le lieu de réunion du parti communiste local. » Je demandais à boire une bière et je regardais la salle ; une vingtaine d’hommes  en tenue bleue de travail, entre 25 et 60 ans se tenaient là. Je leur dit : « on pourrait discuter un peu. Que pensez- vous de l’école actuelle ? » Réponse des ouvriers : c’est le désordre et les enfants d’apprennent plus rien. Je leur demandais si ce n’était pas de la faute de la gauche. Réponse : « ah non ! C’est de la faute des socialistes qui ont introduit le désordre et l’indiscipline. Nous, les communistes, on aime l’ordre ! » C’était vrai. Je leur demandais ce qu’ils pensaient de la lutte contre la criminalité. La réponse fut : « on est pour rétablir la peine de mort ». Je leur faisais remarquer que ce n’était pas la position officielle du parti à Paris. Réponse : à Paris, on trahit de plus en plus la volonté des ouvriers. Je leur demandais leur avis sur l’immigration : ils demandaient le renvoi des immigrés chez eux. Je faisais remarquer que ce n’était pas la position du PCF  mais celle du Front National. Ils me dirent à nouveau que Paris ne défendait pas les ouvriers.

A ce moment, je leur dis : si vous êtes en désaccord avec votre parti, vous pouvez voter pour moi ? Réponse : « ah non ! Vous représentez le parti des patrons. Nous on est ouvriers. Nous votons pour le parti des ouvriers, le parti communiste ! J’ai répondu que comme gaulliste, je représentais tous les français et non les seuls patrons. On ne vous croit pas, me fut-il répondu. Mais alors, dis-je, si vous n’êtes pas d’accord avec la direction nationale du parti communiste, qu’allez-vous faire ? la moitié des ouvriers du café ont alors dit : on va s’abstenir !

Ma conclusion est que lorsqu’on pose des questions précises à des ouvriers communistes à Calais, ils votent en faveur de mesures de droite voire d’extrême droite car ils prennent en compte leur expérience personnelle. Lorsqu’il y a des élections, ils votent communiste ou ils s’abstiennent. Depuis cette époque (1988), beaucoup se sont mis à voter pour le Front National.

Les référendums permettent d’exprimer ce que pense le peuple qui ne participe pas aux décisions des classes dirigeantes. Ce n’est pas le cas des élections. En France, les élections obéissent à des lois électorales concoctées autrefois entre la droite modérée et le parti socialiste. On a découpé les circonscriptions de manière à se partager le gâteau en excluant le FN. Aux dernières élections, si elles se faisaient à la proportionnelle, le FN aurait plus de 70  députés. En fait, il en a huit ! 51%  des électeurs dégoutés par le système n’ont pas voté aux dernières élections législatives. Le parti de Macron a eu 32%  des suffrages exprimés au premier tour mais 16% seulement des électeurs inscrits.

Avec ce faible chiffre, il a une majorité absolue au parlement. Le président Macron qui représente l’oligarchie au pouvoir est majoritaire au parlement mais minoritaire dans le peuple.

Le peuple sera nécessairement déçu par une politique qui est faite au profit des seules classes dirigeantes. Prenons l’exemple de l’immigration, vantée par le président Macron.

L’immigration gérée par l’oligarchie: ni liberté, ni égalité, ni fraternité

Les Français ne sont pas dupes et savent bien qu’en matière d’immigration, il n’y a pas de liberté. En l’absence de référendums sur le sujet, à la différence de la Suisse, les Français de la France périphérique (des petites villes et des campagnes) sont obligés d’accepter l’immigration contre leur gré. Les préfets répartissent les « réfugiés » entre les communes d’autorité. Les classes dirigeantes n’en souffrent pas car ils sont protégés par leur niveau de vie et n’ont pas conscience des problèmes quotidiens vécus par les autres Français.

Il n’y a pas d’égalité, car les oligarques ne vivent pas au contact des immigrés. La hausse du prix du foncier a exclu les Français moyens des centres villes. De plus, les classes dirigeantes mettent leurs enfants dans des écoles privées protégées de l’immigration. Les sociologues appellent cela le « comportement d’évitement » des classes dirigeantes pour échapper à l’immigration, à la délinquance et au chômage. Mais ces « planqués »[2] n’hésitent pas à stigmatiser les classes populaires traitées de xénophobes, ou même de racistes ! Ainsi, les pauvres Français d’origine, exclus des médias, qui ne s’intéressent qu’aux riches ou aux immigrés mais pas à eux, se voient attaqués moralement alors qu’ils sont mis dans des situations qu’ils ne peuvent pas éviter. Il n’y a pas d’égalité face à l’invasion de l’immigration de masse !

Quant à la fraternité que proclame la République, elle suppose la confiance dans le voisin. Selon la dernière enquête IPSOS/ STERIA d’avril 2015, 21%  des Français seulement affirment que « l’on peut faire confiance à la plupart des gens » contre 79%  qui approuvent la phrase : « on n’est jamais assez prudent quand on a affaire aux autres ». Le sociologue américain Robert Putnam a montré[3] que la confiance dans le voisin est proportionnelle à l’homogénéité culturelle du quartier où l’on habite. Par conséquent, la « diversité » dont les oligarques font l’éloge est source de méfiance généralisée envers autrui. Entre fraternité et diversité, il faut choisir. La classe dirigeante impose la diversité à laquelle elle échappe en vivant dans l’entre soi de ses réseaux sociaux, mais le peuple préfère l’homogénéité culturelle qui assure la fraternité et la sécurité. Entre ces deux points de vue, il n’y pas de compromis : la politique égoïste des classes dirigeantes nous mène vers le déchirement du tissus social.

Fragilité de l’oligarchie au pouvoir

L’oligarchie au pouvoir triomphe pour l’instant en Europe occidentale (sauf en Suisse) mais elle creuse sa propre tombe. L’immigration croissante, la délinquance montante et le développement  du chômage (25% chez les jeunes), produits par les politiques des oligarques, créent les conditions sociologiques d’une révolte de grande ampleur. Celle-ci prend surtout la forme visible des partis dit populistes. Mais le changement des esprits, lui,  est invisible et il est très réel (c’est ce que le philosophe Heidegger appelait «  l’histoire de l’être » pour expliquer la chute de l’URSS).

De plus en plus de citoyens menacés se rattachent aux valeurs traditionnelles, religion, patriotisme, bonnes mœurs, surtout chez les jeunes. En effet, ces valeurs leur font retrouver une « sécurité culturelle » qu’ils ont perdue.

Selon l’institut IPSOS/STERIA, 70% des gens sont d’accord avec la phrase « dans ma vie, je m’inspire de plus en plus des valeurs du passé » contre 30%  en désaccord avec cette formulation. Cela correspond en gros à la répartition de la population en deux classes nouvelles, les partisans de la mondialisation et de l’utilitarisme individualiste d’un côté, les partisans d’un retour à l’amour de la patrie et des traditions de l’autre.


blotYvan Blot

ancien élève de l'Ena



[1] Je fus de 1986 à 1988  député de Calais à l’assemblée nationale, puis ,de 1989  à 1999,   député au parlement européen.

[2] Le terme s’appliquait traditionnellement aux enfants de bourgeois qui échappaient au service militaire grâce aux réseaux d’influence de leurs parents

[3] Notamment dans son livre « Bowling Alone, the Collapse and Revival of American Community » ; Paperback, 2001