L’islam et les valeurs françaises – Y. Blot

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donneislamiche1L’islam est la religion « ethnique » de 7 millions d’habitants en France dont 4 millions sont de nationalité française. Ces 4 millions ont souvent la double nationalité car il n’est pas possible dans des pays comme le Maroc, par exemple, d’y renoncer. Le nombre de cette communauté est en soi un facteur de non intégration car, comme le dit le proverbe français, « qui se ressemble s’assemble ». Le grand nombre des musulmans leur permet de coloniser des territoires entiers ce qui n’est pas compatible avec une vraie intégration.

En Bohème en 1936, il y avait 30%  d’allemands qui vivaient souvent entre eux. Cette minorité ne s’est pas intégrée à la culture tchèque majoritaire. Au contraire, elle s’est fait influencer par la montée du nazisme et l’antagonisme entre Tchèques et Allemands n’a fait que s’amplifier de génération en génération. Finalement en 1945, les Allemands de Bohème se sont fait expulsés à l’occasion de la défaite allemande. 3,5 millions de personnes expulsées ! Qu’on ne dise pas après cela que les expulsions sont impossibles. Et pourtant, la différence entre les deux groupes ethniques n’était pas « visible », et tous étaient de culture chrétienne d’origine.

Cet exemple, parmi bien d’autres ignorés à tort, ne rend pas optimiste sur la coexistence de deux populations très différentes sur un même territoire sur une longue période. Comme disait le général de Gaulle, l’intégration des individus reste possible, celle de peuples différents ne l’est guère. C’est la vraie raison qui a conduit de Gaulle a accepté l’indépendance de l’Algérie.

L’islam n’est pas un obstacle à l’intégration à deux conditions : il faut qu’il soit modéré et traditionnel et ne serve pas de prétexte à renverser la société existante. Il ne faut pas qu’il forme une masse démographique incontrôlable où les gens mènent une vie à part, parallèlement à la société française qui est d’origine chrétienne. Il n’est pas certain que ces conditions soient remplies aujourd’hui.

Depuis des dizaines d’années s’est formé un mouvement révolutionnaire musulman qu’on appelle l’islamisme ou l’islam radical. Ce mouvement est international comme le communisme révolutionnaire du siècle dernier et demande à ses membres la solidarité avec l’oumma, la communauté musulmane universelle, et non avec la patrie. En Russie, beaucoup de musulmans sont aussi des patriotes russes fervents. En France, c’est difficile car la majorité des citoyens n’est guère patriote, ni chrétienne d’ailleurs. L’islamisme s’engouffre dans ce vide culturel et moral. Comment serez-vous tentés d’adhérer à l’identité française si celle-ci n’a plus guère de sens?   

La théorie des cercles concentriques

J’ai appris en m’occupant professionnellement d’anti terrorisme que la phrase « les musulmans ne sont pas tous terroristes » est dépourvue de sens malgré les apparences. Bien sûr que les musulmans dans leur immense majorité ne sont pas des terroristes. Cela dit, cela ne signifie pas qu’ils sont bien intégrés. Une visite dans les prisons françaises vous montre la proportion très élevée de personnes d’origine musulmane parmi les prisonniers. La sur-délinquance étrangère est prouvée même si les médias officiels le cachent. Or cette sur-délinquance ne caractérise pas les Portugais ou les Polonais catholiques aussi très nombreux en France. Elle touche surtout les Musulmans d’une part, et les noirs d’Afrique (souvent non musulmans) d’autre part. On peut rapprocher cette sur-délinquance du taux de chômage élevé de ces populations, lié à des spécificités culturelles. Les Chinois, par exemple, nombreux aussi, ont une culture familiale qui valorise le travail et l’honnêteté et ne posent pas les problèmes posés par les Noirs ou les musulmans.

En ce qui concerne l’attirance de l’islamisme révolutionnaire sur les populations musulmanes, la distinction à faire n’est pas entre terroristes et non terroristes. C’est bien plus complexe comme le montre ma théorie des cercles concentriques. Au centre, il y a une population susceptible de commettre des actes terroristes de quelques milliers de personnes. Dans un deuxième cercle, il y a les personnes qui ne tueront jamais quelqu’un mais qui acceptent de prêter leur voiture ou un logement aux membres liés à des organisations terroristes. Un troisième cercle est composé des personnes qui n’agissent pas mais qui adhèrent intellectuellement au programme islamiste et qui voudraient voir la France accepter la loi islamique, la charia. Ce cercle, d’après des sondages des services spéciaux peut faire deux ou trois millions de personnes. Un quatrième cercle est composé des gens tout à fait indifférents (deux millions de personnes ?). Enfin, il y a le cercle des musulmans qui condamnent les attentats (deux millions ?). On voit donc que les musulmans attachés à l’idéologie islamiste, sinon à l’action, forment sans doute un tiers de la population musulmane française. C’est un chiffre énorme. De plus, ces gens sont prosélytes, ce qui n’est pas le cas des indifférents par exemple.

On voit que dans le contexte de notre siècle, où les populations musulmanes sont travaillées par l’islamisme révolutionnaire, l’intégration dans une société post chrétienne plutôt libérale est difficile.

Un autre facteur intervient qui rend cette intégration encore plus improbable au niveau de la masse, car on trouvera toujours des cas individuels divers. C’est le matérialisme, le déclin des normes morales, la faiblesse du patriotisme dans la société française d’aujourd’hui. C’est ce qui fait la différence avec le cas russe où il y a aussi des musulmans mais mieux intégrés. Dans une telle société ultra individualiste et qui ne s’intéresse qu’à l’argent, la réaction de beaucoup de musulmans est plutôt celle du dégoût.

J’ai pu constater professionnellement que les quartiers de banlieue où la délinquance était plus faible étaient les quartiers contrôlés par les islamistes extrémistes. Quand le trafic de drogue s’effondre dans une barre d’immeuble et que la petite délinquance diminue, cela signifie souvent que les extrémistes religieux ont pris le contrôle de la jeunesse. Ce que les assistantes sociales n’arrivent pas à faire, ramener les « jeunes » dans le droit chemin, les religieux musulmans y arrivent tout à fait.

Conclusion: une société laïque sans idéal, matérialiste, individualiste, dépourvue de sentiment patriotique, est particulièrement inapte à obtenir l’intégration des minorités étrangères notamment musulmanes. Il faut donc mettre un terme à l’immigration de masse, restaurer le patriotisme en rétablissant notamment le service militaire, cesser d’humilier sans cesse les éléments de la société qui font profession de foi du christianisme et enseigner l’histoire et les valeurs patriotiques aux citoyens, notamment aux jeunes. La répression des milieux terroristes est nécessaire, mais en aucun cas, elle ne peut suffire. Il faut un réarmement moral de la nation toute entière.

 

blotYvan Blot

ancien élève de l'Ena